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Dans ce
royaume d’Afrique Australe enclavé entre Afrique du Sud et Mozambique, des
enquêteurs ont rencontré et interrogé les jeunes filles de
moins de 24 ans dans 1900 foyers du pays, un tiers d’entre elles ont été
victimes de violences sexuelles avant l’âge de 18 ans sous forme d’attouchement
ou de rapport coïtal forcé.
L’agresseur appartient le plus souvent à l’entourage familier ou intime de la
victime, dans un quart des cas il est suspecté d’avoir consommé de l’alcool ou
des drogues.
La moitié des victimes ont souffert d’au moins deux épisodes violents avant
qu’elles aient atteint l’âge de 18 ans. L’agression a lieu le plus souvent dans
la maison de la victime ou à l’école.
Dans cette région hautement touchée par l’épidémie de VIH règne
la croyance qu’un homme infecté peut se voir «nettoyé» par un
rapport sexuel avec une vierge, activant ainsi la transmission.
Les autres conséquences du traumatisme sont signalées : tendance
dépressive, tentative de suicide, grossesse non désirée, complications
obstétricales ou avortements, troubles du sommeil,
consommation d’alcool.
Les auteurs insistent sur l’importance des programmes publics ou
menés par des ONG de protection des femmes et des enfants
(apprentissage de relations équitables entre les sexes, amélioration
de la communication entre sexes différents).
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