DE PAR LE MONDE

 

LA DURÉE D’EXPOSITION AU SPERME SEMBLE DIMINUER LE RISQUE DE PRÉÉCLAMPSIE.



La longueur de la durée de cohabitation sexuelle avant conception a été retenue par certains auteurs comme facteur de réduction du risque de prééclampsie. D’autre part, il semble y avoir une plus grande fréquence de prééclampsie chez les femmes ayant utilisé une barrière contraceptive avant leur grossesse et chez les femmes ayant subi une assistance médicale à la procréation avec sperme de donneur.
L’objet de cette étude a été d’évaluer la relation entre durée d’exposition au sperme du mari, avant et pendant la grossesse, et le risque de développement de prééclampsie. 
Une étude cas-témoins fut réalisée où les femmes présentant une prééclampsie étaient appariées avec deux femmes témoins sans prééclampsie, selon l’âge et la parité. 113 cas furent comparées à 226 témoins. 
Les femmes avec une cohabitation inférieure à quatre mois qui utilisaient une méthode de contraception par barrière mécanique avaient un risque substantiellement élevé de développer une prééclampsie par rapport aux femmes qui avaient eu douze mois de cohabitation avant de concevoir. 
Si ces résultats se confirment, il faudrait conseiller aux primipares, qui ont recours à une contraception par barrière de façon habituelle, de prolonger la cohabitation sexuelle avant de devenir enceinte en supprimant cette méthode de contraception.

Einarsson jl.Am j Obstet Gynecol 2003 ; 188 : 1241-3..

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